Prendre soin de son jardin pour attirer les papillons

On m’a appris à mettre en valeur mon CV, pour envoyer ma candidature.

On m’a appris à manier power point, pour convaincre en réunion.

On m’a appris à mettre en place un plan commercial, pour atteindre mes objectifs de vente.

On m’a appris à penser multicanal, pour être visible par mes clients.

Mais on ne m’a jamais appris à prendre soin de mon jardin

C’est pourtant la seule manière d’y voir apparaître des papillons.

Forcer, lutter, faire venir.

Combien d’entre nous avons des listes d’objectifs longues comme le bras ?

Qui d’entre nous priorise ses propres objectifs au détriment de ce qui se présente dans son quotidien ?

De ce qui se passe concrètement, là, maintenant tout de suite, et que je ne peux ni ignorer, ni négliger, ni faire semblant de ne pas avoir vu ?

Comme cette angine qui m’empêche de parler,

cette entorse de la cheville qui ne me permet plus de me déplacer,

cet orteil fracturé qui me fait boitiller.

Prendre soin de son jardin intérieur

N’a jamais autant été ma priorité.

J’ai décidé de lâcher tout le reste.

Dans mon activité professionnelle, je n’ai pas de plan commercial.

Je n’ai aucun plan de communication.

Je n’ai jamais eu de méthode de prospection.

Ca étonne. Ca désespère. Mais c’est vrai.

Je fais de mon mieux avec les clients qui viennent à moi.

Et surtout je les aime, profondément.

Tels qu’ils sont.

Peu importe s’ils reviennent ou pas.

J’accompagne les gens à la rencontre d’eux-mêmes

Et dans cet accompagnement je n’ai aucun enjeu personnel.

Je ne souhaite pas t’emmener quelque part, à part : chez toi, en toi.

Je ne cherche pas à ce que tu sembles aller mieux pour que je puisse me dire que j’ai bien fait mon travail.

Je ne veux pas que tu ailles bien

Je suis simplement à tes côtes, sur ce chemin, qui n’est que le tien.

Semé de graines fertiles mais aussi d’embûches.

Et je ne ferai rien pour que tu les évites.

Il t’est simplement plus confortable de les accepter et de les accueillir en confiance, à mes côtés.

C’est pareil en entreprise

On signe. On s’engage.

J’apporte tout le terreau qu’il faut. Tout le grain nécessaire pour faire germer ce que nous avons convenu ensemble avec ta direction.

Mais tu es un être humain.

Ce grain peut germer. Ou pas.

Ce peut être le moment pour toi. Ou pas.

Tu préfèreras peut-être le jeter au compost et même le laisser pourrir. Fais-le !

Ce que tu en fais n’a aucun lien avec l’endroit où tu arriveras.

Il n’y a pas de bons et de mauvais en sophrologie.

Il n’y a pas de podium dans la recherche de soi.

Il n’y a que sa propre expérience en conscience

C’est elle qui nous fait vivre, qui nous transforme.

Qui nous fait grandir.

Mon burn-out a été douloureux.

Mais pour rien au monde je n’aurais souhaité l’éviter !

Parce qu’il n’y aurait pas tout ça, aujourd’hui, sans lui.

Je n’écrirais pas ces mots maintenant.

Pour te permettre à toi aussi de t’envoler.

A l’image du papillon rassasié.

Rien n’est écrit, rien n’est figé

Je n’ai pas de plan pour ma vie.

Il n’y a pas de tableau excel avec chaque étape à mener pour enfin devenir celle dont j’ai toujours rêvé.

J’ai compris qu’être c’est tout de suite ou jamais.

Vouloir être ne veut rien dire.

Je suis ou je ne suis pas.

C’est le seul choix qui s’offre à moi.

Il n’y a ni mesure ni nuance dans mon humanité, dans ma chance d’être.

être là, où que je sois

Mon unique objectif maintenant est de vivre en conscience.

D’être présente là où je suis.

Quoi que je fasse, d’y être vraiment.

De tout mon corps, de toute mon âme.

Etre là, dans ce que je fais maintenant.

Dans les bouts de mes doigts qui pianotent sur ce clavier.

Dans mon cœur qui vibre à mesure que les mots se couchent sur le papier.

Accueillir ce qui se présente, peu importe ce que c’est

Même (et surtout) lorsque je n’en ai pas envie.

J’ai une image qui me vient.

Celle d’un petit bonhomme en colère parce que ses camarades ne font pas ce qu’il a décidé.

Il devient tout rouge.

Il fronce les sourcils.

Il n’est pas content parce que cela ne se passe pas comme il l’a prévu.

Mais c’est justement parce qu’il a oublié d’être présent qu’il a prévu quelque chose !

Et c’est justement parce qu’il a prévu quelque chose qu’il n’est pas content de découvrir que la réalité est autre !

Peut-être même que ses copains vont lui dire « arrête de faire ton commandant! »

Qu’est-ce que je l’ai entendue cette phrase quand j’étais petite !

Je voulais commander, décider, diriger les jeux avec mes copains !

Pas pour écraser. Non.

Simplement pour avoir l’impression de tout maîtriser. Pour me protéger. Et les protéger.

Pour m’éviter d’être face au difficile, à l’échec, à la douleur.

Peut-être à ces nombreux décès qui ont ponctué mon enfance.

Ne serait-ce finalement pas la même chose qui se joue dans la cours des grands : en entreprise ?

il existe une autre voie

Ca ne fonctionne pas comme tu le souhaiterais ?

Mais quelle chance ! La vie t’offre l’opportunité de voir les choses différemment !

De faire un pas de côté.

De découvrir le pot au rose de ton propre pouvoir.

Tu as cru que tout pouvait être entre tes mains. Mais non !

Et c’est précisément ça qui te fait souffrir !

Pas l’évènement qui se présente à toi. Lui, c’est l’opportunité.

Déplace ton regard.

Toutes les cartes ne sont pas enTRE tes mains

Mais prends bien conscience de celles que l’on t’a distribué.

Ne te trompe pas de jeu.

Même si tu en préfèrerai un autre.

C’est ce jeu-là qui est entre tes mains.

Et même si elle est incertaine et inaccessible, il y a une raison.

Ne gâche pas ton jeu pour un autre plus séduisant.

Regarde le tien, joue-le et c’est en le jouant que tu en découvriras la raison.

Ou simplement le plaisir d’y jouer.

Je ne souhaite plus rien

Ce n’est pas du désespoir ni de la résignation. Ce n’est même pas un manque d’ambition.

Bien au contraire.

J’ai simplement pris conscience de mes limites.

Avant, il y avait ce que je croyais que je pouvais faire de ma réalité. Cet infiniment grand.

Maintenant, il y a ce sur quoi j’ai conscience que je peux réellement agir. Cet infiniment petit.

La seule chose sur laquelle je peux agir c’est moi-même.

Ce que je fais de mon corps, de mes pensées, de mes émotions à chaque instant.

La manière dont j’accueille et je traverse les expériences qui se présentent à moi.

C’est précisément ça qui me transforme.

Prendre soin du jardin intérieur

Seule. Dans le silence.

Peut paraître pure folie dans notre monde actuel.

Un mélange de lâcher prise total et d’inconsciente confiance en la vie.

Mais les papillons viennent

Jamais sous la forme attendue.

Il me faut rester vigilante, attentive.

Et continuer à prendre soin du jardin même quand ils sont là. Surtout, quand ils sont là.

Ils passent par curiosité, ils butinent, ils se posent.

Et ils s’envolent quand c’est le moment.

Lorsqu’ils ont autant reçu que donné.

je suis le résultat de l’entretien de mon jardin

Et j’ai choisi d’en prendre soin.

Et toi ? Que fais-tu pour entretenir ton jardin intérieur ?

Prenez soin de vous ❤ Anaïs

👉 Tu as aimé ? La meilleure manière de rendre ces mots accessibles à tou.te.s est de commenter, liker et partager cet article à celles et ceux qui comptent pour toi. On a tous bien besoin de prendre soin de notre jardin intérieur. Merci de ton soutien ❤

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